Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Cannes 2010: Première participation vietnamienne au Festival de Cannes/ Đạo diễn Phan Đăng Di: "Tôi luôn cảm thấy hoang mang

par Les hirondelles 24 Mai 2010, 06:41 VIETNAM

  

 
Biographie
Phan Dang Di

De nationalité vietnamienne. Né le 5 août 1976 à Hanoï (Vietnam).
Bi, dung so! est son premier film

 

   Dix cinéastes vietnamiens participeront, pour la première fois, au 63e Festival de Cannes du 12 au 23 mai.
 
Les invités sont quatre réalisateurs (Hô Quang Minh, Pham Viet Thanh, Nguyên Vinh Son et Nguyen Duc Viet) et six acteurs (Truong Ngoc Anh, Trân Bao Son, Mai Thu Huyên, Minh Huong, La Thanh Huyen et Ngân Khanh).
 
La présence d'une délégation vietnamienne au 63e Festival de Cannes est un grand évènement pour le cinéma national.

"Bi, dung so" (Bi, n'aie pas peur!), de Phan Dang Di, est la premier film vietnamien sélectionné lors de la Semaine Internationale de la Critique.
_photos film
  

Lors d'une conférence de presse tenue le 27 avril à Hô Chi Minh-Ville, le réalisateur Pham Viet Thanh a partagé ses sentiments concernant la première partipation vietnamienne à ce fameux festival. "C'est une des meilleurs façons pour que le cinéma national puisse s'intégrer à celui du monde", a-t-il dit. - AVI

 

 

 

  Dans une ancienne maison de Hanoi, Bi, un enfant de 6 ans vit avec ses parents, sa tante et leur cuisinière. Ses terrains de jeu préférés sont une fabrique de glace et les grandes herbes au bord de la rivière.

Après des années d'absence, son grand-père , gravement malade, réapparaît et s'installe chez eux.

Alors que Bi établit peu à peu une relation avec lui, le père de Bi cherche à éviter son propre père et fuit le foyer. Chaque soir, il s'enivre et va voir une masseuse pour laquelle il éprouve un très fort désir. La mère de Bi ferme les yeux. La tante, toujours célibataire, croise dans le bus un jeune homme de 16 ans. L'attraction qu'elle ressent pour lui la bouleverse.

 

 

Dans le cadre de notre partenariat avec La (toute) jeune critique du Festival de Cannes, nous publierons chaque jour les articles de jeunes lycéens confrontés au délicat exercice de la critique.

Insatisfactions

« Bi, n’aie pas peur ! ». Ce titre sonne comme un avertissement pour l’avenir d’adulte de ce petit garçon vietnamien qui nous offre tout au long du film son regard neuf sur le monde cruel.

Bi, Don’t Be Afraid ! (Bi Dung So), c’est avant tout un portrait de femmes qui s’émancipent du désir des hommes. Soumises en apparence, elles représentent en réalité une force et un besoin pour des hommes faibles et égarés. Ici, le père de Bi apparaît comme un personnage émouvant et cruel, puisqu’il rejette son entourage, lui-même rejeté par l’objet de ses désirs. Le réalisateur fait apparaître un parallélisme intéressant entre les hommes et les femmes sur plusieurs générations et nous offre une vision poétique et politique de la société vietnamienne. Il défend cependant une image de ce monde assez commune et ordinaire : le spectateur se retrouve devant l’éternel motif d’une mère qui souffre en silence, dominée par un mari tyrannique et l’image du patriarche sage et respecté a la veille de sa mort.

Il mélange souffrance et plaisir dans un style « sensualiste », où les corps se dénudent à mesure que les paysages s’embrasent. Ce choix esthétique laisse peu de place au dialogue. Cette œuvre est cependant riche en symboles (bulles de savon, éléments de la nature…), et le spectateur appréciera de beaux cadrages Le scénario se centre sur les insatisfactions sexuelles des personnages. Ces problèmes sont tus, comme partout en Asie on ne parle pas ouvertement de sexualité, on ne parle presque pas. Ce mur de silence auquel le spectateur est confronté crée un choc de cultures, la nôtre étant de s’exprimer trop. Cet obstacle nous plonge donc dans l’ennui, un sentiment renforcé par la lenteur de l’action du film. Une ombre reste pourtant au tableau, celle d’une fin trop ouverte… Malgré une recherche esthétique et psychologique intéressante, ce film reste un portrait de plus sur la société asiatique...

Piron Justine , Soenser Louisa et Ghristi Caroline, Lycée Carnot, Cannes

 

N’ayez pas peur

Le réalisateur Phan Dang Di établit son film sur des questions. Nous sortons de la salle perdus, sceptiques du message qu’il à voulu transmettre. Tant de thèmes sont abordés mais aucun n’est vraiment résolu. Nous sommes libres de choisir notre interprétation, nos réponses. Le réalisateur traite dans ce film tellement de sujets qu’il est à vrai-dire difficile d’en sortir convaincu. On reste confus sans être troublés. Il y a trop de questions posées pour qu’on puisse réellement y réfléchir. La maladie, la mort, l’adultère, l’enfance. Chaque thème pose une interrogation, ce qui nous perd totalement. On ne maîtrise pas le film, on ne l’apprécie pas. Cependant, Phan Dang Di arrive à nous imposer son atmosphère. Une lumière plutôt sombre, pesante, une chaleur étouffante et un cadre soigné. Il joue avec nos sens en passant de l’extrême chaleur à la glace. Les personnages aussi nous refroidissent par leur personnalité et leur comportement, alors que d’autres nous réchauffent le cœur. Le seul problème est qu’il ne parvient pas à nous transmettre son intention d’utiliser un scénario fragmenté et porteur de sens. Un discours un peu flou, parsemé de symboles, comme l’eau, la verdure, la température, sous toutes leurs formes. Tout cela dans une situation familiale complexe, une famille désunie, sans lien, qui se retrouve autour du grand père malade, autant dans le scénario que dans le cadre. Les personnages les plus nobles sont alors Bi, l’enfant, et son grand père.

Seul un œil averti semble être capable de déceler la réelle force du film car il engendre la réflexion, une remise en question. Ce film n’est pas à voir mais à regarder. Ce film n’est pas à regarder mais à réfléchir.

Victoria Diaz, Justine Thellier, Marie Charlier, Lycée Henri Martin, Saint-Quentin

 

Dans la moiteur des âmes

Hanoi, Vietnam. Bi, jeune garçon de 6 ans, assiste aux destins croisés de sa famille. Entre désir inavoué et passion secrète, les personnages se heurtent à leur propre souffrance et finissent par s’emmurer dans la solitude.

C’est avec une fascinante sensualité que Phan Dang Di filme la nature humaine. Tout en subtilité et finesse, son récit met en scène trois portraits de femmes et trois générations d’hommes. Leurs rapports, fondés sur la recherche d’un plaisir inaccessible, s’offrent au regard naïf et tendre de Bi, touche d’innocence au sein d’un monde d’adultes désenchantés. La douleur est là, palpable, oppressante. Elle ronge le grand-père de Bi, revenu mourir au pays après des années d’exil, empêche sa tante de faire le premier pas vers celui qui l’attire, plonge les différents protagonistes dans le mutisme... Le parfum des plantes, la saveur des plats, le silence pesant, l’érotisme des peaux moites, la paisible beauté, tout le film ramène à un cinéma de sensation plus que d’analyse, où chacun erre en quête d’un ailleurs, fait de fantasmes et d’envies.

Bi, Don’t Be Afraid ! (Bi Dung So) explore les corps, les livre sans pudeur, les couvre de sueur et d’envie sous-jacente pour au final atteindre les âmes. Etrangers sous un même toit, les membres de cette famille s’ignorent et évoluent en solitaire. Seul Bi fait le lien entre eux, apportant aux personnages l’insouciance et la tendresse de l’enfance qui semblent les avoir abandonnés. Comme l’indique le titre ("Bi, n’aie pas peur !"), le garçon ne doit pas être effrayé par les Hommes. Fil rouge de l’histoire, il la conclut par le biais d’un regard chargé d’émotion qui nous amène au terme d’un premier film très réussi.

Aurore Marmin, Laurène Caule, Antoine Calmel, Lycée Jean Cassaigne, St Pierre du Mont

 

La glace brûle aussi...

De fragiles petites bulles de savon célèbrent le retour du grand-père maladif à la maison. C’est Bi qui lui envoie, et de là se crée une complicité sensiblement traduite par un jeu d’acteur très juste, entre le grand-père souffrant et son petit fils Bi, illustrant brillamment l’innocence. Non seulement la performance de jeu de l’enfant est impressionnante, mais les autres acteurs sont eux aussi poignants dans leur interprétation...

Cet enfant erre entre le monde de l’usine de glace, celui de sa tante pour laquelle il éprouve une attirance particulière, ou encore l’univers rassurant du grand-père... Les personnages sont emprisonnés au sein de ce monde ; les sur-cadrages et les décors oppressants, délabrés, enferment le spectateur dans cette ambiance étouffante. Il fait chaud, les personnages étouffent et tentent de se refroidir avec des ventilateurs présents dans tous les lieux, ou bien avec de la glace fabriquée dans une usine aux multiples tuyaux et cuves immenses...

Bien que ces mondes soient différents, le lien entre tous ces univers est le sexe et le désir. Mais la tendresse et la douceur avec laquelle les cadrages sont marqués viennent contraster avec certaines scènes de sexe bestiales. C’est avec un rythme très lent et fort que le réalisateur suscite une multitude d’émotions. Il arrive à faire ressentir au spectateur l’agonie du grand-père malade en faisant précéder ces scènes de moments sensuels. Les personnages évoluent et se retrouvent autours de la nourriture, ou encore de la glace, du feu, de la terre et de l’eau. Ces éléments présents tout au long du film ont une valeur symbolique des différents univers dont l’enfant est le lien.

C’est avec une grande poésie que Phang Dang Di nous exprime ses sentiments avec cette œuvre très réussie, mais dont l’histoire devient durant le film de plus en plus floue. Nous sommes plongés dans une ambiance étouffante et glacée, créée par un contraste entre la glace et le feu, entre le grand-père et son petit fils, entre les nuages le soleil, bref, où on se sent comme des feuilles dans la glace...

Simon Appert, Étienne Chédeville, Georges Hauchard-Heutte, Lycée Pierre Corneille, Rouen

 

Bi, dung so! de Phan Dang Di

La note evene : 4/5La note evene : 4/5  le 11 Mai 2010 par Mathieu Menossi

Pour son premier long métrage, Phan Dang Di signe une oeuvre toute en sensualité, doublée d'une réflexion subtile sur la situation de la société vietnamienne moderne. Au coeur d'un Hanoi submergé par une chaleur torride, le jeune réalisateur oppose hommes et femmes. Les premiers apparaissent faibles et influençables : Bi, le jeune garçon, son père alcoolique et son grand-père malade. Les secondes font preuve, au contraire, de patience, de dignité et de persévérance : une mère contrainte de supporter les humeurs de son époux et de fermer les yeux sur ses infidélités, tout en s'occupant du grand-père, et une tante figée dans sa pudeur, s'efforçant tant bien que mal de se libérer du joug masculin. Entre amour interdit et amour arrangé. Plus que par sa structure narrative, que le réalisateur a volontairement voulue épurée de tout pic dramatique, le film se démarque davantage par la qualité et l'exigence de sa mise en scène. Séquence après séquence, Phan Dang Di s'évertue à donner corps à des émotions. Solitude, douleur, frustration, désir, affection, amour. Une façon pour Phan Dang Di de s'interroger sur le rapport à l'autre, dans ce qu'il a de plus simple et de plus vrai. Dix-sept ans après 'L'Odeur de la papaye verte' de Tran Anh Hung, 'Bi, dung so !' vient donc s'inscrire dans le sillon d'un cinéma vietnamien délicat et définitivement envoûtant.

 

 

  
 Đạo diễn Phan Đăng Di: "Tôi luôn cảm thấy hoang mang
 
 
Một cảnh trong phim "Bi đừng sợ". Ảnh: TL đoàn làm phim.
 
(LĐ) - Cuộc trò chuyện với đạo diễn Phan Đăng Di - một cái tên đang nổi lên trong làng điện ảnh Việt - ngay sau khi bộ phim truyện nhựa đầu tay của anh "Bi đừng sợ" vừa kết thúc quay hôm 9.10.
 

Kịch bản "Bi đừng sợ" của chính anh đã giành giải thưởng "Dự án Châu Á nổi bật" của LHP Busan (Hàn Quốc) và được tài trợ của World Cinema Found của LHP Berlin (Đức). 

So với những phim ngắn trước đây "Sen", "Khi tôi 20" thì cảm xúc lần đầu tiên làm đạo diễn một phim truyện nhựa dài như "Bi đừng sợ" có nhiều khác biệt?

- Nếu như "Sen", "Khi tôi 20" - phim ngắn, ít tiền- tôi làm rất thanh thản, nhẹ nhõm, không chịu nhiều áp lực, có tính chất thể nghiệm, thì khi làm "Bi đừng sợ", áp lực rất rõ ràng vì tiền của nhà đầu tư bỏ ra khi họ tin vào dự án một phim nghệ thuật. Cty BHD quyên vốn và giới thiệu tại các LHP quốc tế. Hãng Sudest - Đông Nam với các nhà đầu tư Trần Anh Dũng và Dominic Scriven... và Quỹ Hỗ trợ và phát triển sản xuất phim từ Bộ VHTTDL tài trợ cho phim.

Càng làm, tôi càng thấy sự khó khăn của nghề đạo diễn, nó đòi hỏi nhiều khả năng, sự thông minh, tỉnh táo xuyên suốt trong quá trình làm phim để giữ được sự nhất quán trong cách làm. Nhiều lúc tôi hoang mang thực sự, khi phát hiện ra sơ suất nào của mình thì rất căng thẳng...

Nhìn vào thành phần đoàn làm phim với các diễn viên: NSND Trần Tiến, NSƯT Mai Châu, Hoa Thuý, Kiều Trinh, diễn viên nhí Phan Thành Minh... dễ thấy anh không chọn một "ngôi sao" thời thượng nào vào phim. Vì sao?

- Tôi chọn nhân vật hợp vai. Khó thuyết phục nhất là NSND Trần Tiến, vì như ông nói, ông đã làm việc suốt 45 năm trong nghề, nay muốn nghỉ. Phải 5 - 7 lần thuyết phục mãi ông mới nhận lời và khi đó ông diễn xuất chuyên nghiệp. 

Trong một số phim trước, anh luôn dùng những chi tiết ẩn dụ. Lần này, những viên đá trong phim để ông nội Bi chườm cơn đau, để Bi giữ tươi những chiếc lá lìa cành... có phải là một chi tiết ẩn dụ?

- Không, tôi để những chi tiết thật tự nhiên, tự nói lên câu chuyện, chứ không cố đẩy nó lên thành những chi tiết ẩn dụ vì không nên áp đặt người xem.

Thông điệp mà anh muốn chuyển tải qua "Bi đừng sợ"?

- Phim ít thoại, đuổi theo nhiều câu chuyện. Trong đó, mỗi nhân vật đều có những bí mật riêng và muốn giấu kín. Rút cuộc, họ vẫn phải sống với nhau một cách bình thường nhất, dù vẫn luôn có những uẩn ức, buồn bã...

Sau "Bi đừng sợ", anh có những dự án tiếp?

- Có, nhưng vấn đề là sau khi dựng "Bi đừng sợ", liệu tôi có đủ tự tin để làm tiếp. Nhưng cũng có thể nó sẽ đem lại cho tôi một niềm hy vọng mới. 

Anh xác định làm "Bi đừng sợ" cho khán giả nội hay dự các LHP quốc tế?

- Tôi muốn kể cái mình muốn kể cho lượng khán giả có thể chia sẻ được, không phân biệt tây, ta. 

Theo anh, vì sao điện ảnh Việt chưa thể đoạt giải tại các LHP quốc tế danh tiếng?

- Không phải lý do kỹ thuật, hay tài chính. Vì có nhiều phim quay bằng máy nhỏ cầm tay, ít tiền vẫn thắng giải. Điều quyết định nhất vẫn là tài năng, tinh thần quyết liệt và mạnh mẽ của đạo diễn trong việc đi tới tận cùng ý tưởng của mình.

 
Việt Văn

 

commentaires

Haut de page