Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Mondial : larmes de joie en Espagne, de dépit aux Pays-Bas

par Les hirondelles 12 Juillet 2010, 12:36 Sport -world 2010

«Campeones, Campeones, oé, oé, oé !» aura été le refrain de la nuit. Tout comme «Viva España», ou «Iker, Iker !» Et la fête ne fait que commencer ! Depuis le coup de sifflet final, où, dans le centre de Madrid, des fumigènes rouges ont illuminé le ciel du «Fan Park» au retour des champions, prévu cet après-midi, l'Espagne fête dignement la victoire de son équipe, pour la première fois, à la Coupe du monde de football.

Dans le centre de Madrid, peu avant 4 heures du matin, des dizaines de milliers de jeunes, filles et garçons, portant presque tous le maillot rouge de la «seleccion» ou torses nus, enrobés dans des drapeaux espagnols sang et or, faisaient encore la fête dans les principales artères du centre.

«On fait la fiesta, avec !», l'auteur du but victorieux, chantaient un groupe de fans de «la Roja» Puerta del Sol, la place emblématique du centre de Madrid. Les rues de la capitale, jonchées de gobelets, canettes et sacs plastiques ressemblaient à une gigantesque poubelle à ciel ouvert.

Barcelone vibre aussi

De nombreux policiers ont assisté à ces scènes de joie. Un hélicoptère de la police balayait du ciel la foule de son puissant projecteur, tandis que résonnaient pétards et sirènes de véhicules du Samu.

Les médias espagnols décrivaient des scènes similaires dans toute l'Espagne, à Malaga, Valence, Valladolid. Même dans la nationaliste capitale catalane Barcelone, normalement peu encline à supporter «la Roja», 75 000 fans ont vibré devant un écran géant. Des centaines se sont ensuite baignés dans la fontaine de Montjuic.

Cette humeur de fête devrait se renforcer dès cet après-midi, au retour des joueurs à Madrid. La bande d'Iniesta doit défiler à bord d'un bus décapotable après avoir été félicitée de vive voix à 17 heures par le roi , puis par le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero. «Je suis heureux et ému (...) J'ai souffert comme rarement. Mais Iniesta a été spectaculaire», a déclaré Zapatero sur la radio Cadena Ser, félicitant en direct le père du joueur.«Tant de générations, depuis que je suis tout petit, ont espéré gagner un Mondial. Et enfin, enfin, c'est arrivé».

Lourd silence à Amsterdam

Aux Pays-Bas, on a probablement tout aussi peu dormi, mais passé la nuit à refaire le match dans son lit, avec dépit et colère. A Amsterdam, c'est dans un lourd silence qu'a été accueilli le fameux but d'Iniesta. Des supporteurs néerlandais ont dès lors commencé à quitter le Museumplein, un immense terre-plein situé devant le Rijksmuseum. Quelque 180 000 personnes s'y étaient réunis pour assister au match retransmis sur un écran géant. Vêtus de tee-shirt orange, de chapeaux pour se protéger de la chaleur, visages crispés, sourcils froncés, les supporteurs des Oranje ont accusé le choc, comptant les fautes de leur équipe. Avant de rentrer chez eux, la mine basse.

leparisien.fr

 

 

 

commentaires

Haut de page