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Steve McCurry, l'humanisme en technicolor

par Les hirondelles 2 Juillet 2010, 06:15 Images -photos

 

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     Steve-Mac-Curry

  Steve McCurry

(né en 1950 à Philadelphie, dans l'État de Pennsylvanie, États-Unis) est un photographe américain. Il vit à New York, à Manhattan, en plein quartier universitaire, à deux pas de Washington Square.

Membre de l' Agence Magnum depuis 1986, il parcourt le monde à la recherche de ce qu'il appelle « l'inattendu, le moment du hasard maîtrisé, qui permet de découvrir par accident des choses intéressantes que l'on ne cherchait pas ». Il est très connu pour sa photographie en couleur très évocatrice, dans la tradition du reportage documentaire.

Steve McCurry rêvait, étant jeune, de devenir un cinéaste documentaire. Il fit des études au Collège d'Arts et d'Architecture de l'Université d'Etat de Pennsylvanie (Penn State), où il a obtenu un diplôme avec félicitations. À 19 ans, il passe une année à voyager en Europe, un peu partout, travaillant comme serveur dans un restaurant à Amsterdam, puis à Stockholm. Il est ensuite parti à la découverte de l' Amérique du Sud, puis de l' Afrique. « Je crois que j'ai toujours voulu voir le monde, explorer de nouvelles cultures », dit-il dans une interview publiée sur internet à l'occasion de la sortie de son livre « Sud Sud-Est», qui rassemble ses images de l'Asie du Sud et du Sud-Est.

« La plupart de mes images sont fondées sur les gens, et j'essaye de transmettre ce qu'il semble que ces personnes doivent être, des personnes saisies dans un paysage plus large, ce que l'on pourrait appeler la condition humaine ». « De manière inconsciente, je crois, je guette un regard, une expression, des traits ou une nostalgie capable de résumer ou plus exactement de révéler une vie »

 

Steve McCurry, l'humanisme en technicolor

 

Il est l'auteur de «L'Afghane aux yeux verts».Rencontre avec un Américain qui regarde le monde droit dans les yeux.

 

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La jeune fille Afghane. (Steve McCurry)

Ne lui demandez pas s'il est las qu'on lui parle, encore et toujours, de cette jeune Afghane de 13 ans qui regarde le monde, droit dans les yeux, depuis 25 ans. Sharbat Gula, avec sa beauté de jeune biche farouche trône, dans l'exposition parisienne de Steve McCurry où la couleur explose partout, comme dans la palette d'un fauve. «J'aime toujours ce portrait, dit sans fausse modestie ni affectation cet Américain aux yeux très bleus, bien moins connu que son icône. Il combine plusieurs émotions : la surprise, la peur, la curiosité. Parce qu'il permet d'imaginer une histoire, de se projeter dans la vie de cette jeune fille au regard hanté qui, soudain, est proche de vous.»

Les tirages de Sharbat Gula, Afghan Girl (1984) sont presque tous épuisés. Le très grand format de 102 × 152 cm, exemplaire no 2 sur un petit tirage de 8, vaut aujourd'hui plus de 70.000 euros ! Il se passe quelque chose de particulier dans cette image prise au vol, résumé graphique de l'enfance en suspens entre joie de vivre et malheur.

Regard un peu fané par la vie, burqa lourde de femme mariée, joues tannées comme du cuir, le portrait de la même Afghane, pris 12 ans plus tard par Steve McCurry après des mois de recherches, se vend beaucoup moins cher et moins bien. Les deux images partagent pourtant ce goût instinctif du beau que le public applaudit à Paris, comme à Milan ou à Rome.

«Le regard des autres», jusqu'au 31 juillet, galerie Frédéric Got, 35-37 rue de Seine, 75006 Paris.

Valérie Duponchelle
(Grand reporter service Culture, Le Figaro Nouveaux Médias)

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