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Un Anglais retrouve le vrai bossu de Notre-Dame

par Les hirondelles 20 Août 2010, 09:16 Découverte

Bossu

«Ce petit œil gauche obstrué d'un sourcil roux en broussaille tandis que l'œil droit disparaissait entièrement sous une énorme verrue». En 1983, Anthony Hopkins incarne Quasimodo. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

Un tailleurs de pierre du chantier de rénovation de Notre-Dame pourrait avoir inspiré Victor Hugo.
Victor Hugo l'avait laissé pour mort près du corps de sa chère Esmeralda. Un archiviste anglais vient de retrouver la trace du bossu le plus célèbre de la littérature. Adrian Glew, employé à la Tate Britain de Londres soutient avoir débusqué la personne qui aurait inspiré l'écrivain pour son personnage de Quasimodo. L'archiviste travaillait sur le journal d'Henry Sibson, obscur sculpteur anglais, lorsqu'un extrait consacré à un séjour parisien effectué en 1820 à l'occasion du chantier de rénovation de Notre-Dame a attiré son attention.

(Le bossu de Notre Dame c'est un film adapté du roman de Victor Hugo "Notre Dame à Paris". C'est un film d'animation dirigée par Gary Trousdale et Kirk Wise, produit par Walt Disney Pictures et étrennée en 21 juin 1996.)

Dans son texte, le sculpteur mentionne en effet un certain Trajan travaillant sous la gouverne «d'un bossu qui n'aimait guère se mêler aux autres tailleurs de pierre». Adrian Glew recoupe cette piste avec le fait que Jean Valjean s'est d'abord nommé Trajean dans une ébauche des Misérables.

Si Trajan a existé, le bossu aussi et Hugo, qui a fréquenté ce monde pour se documenter, aurait pu les rencontrer. Sibson ne dit guère plus sur «Monsieur le bossu», laissant à Hugo le soin de peaufiner la description. «…Ce nez tétraïde, cette bouche en fer à cheval, ce petit œil gauche obstrué d'un sourcil roux en broussaille tandis que l'œil droit disparaissait entièrement sous une énorme verrue, ces dents désordonnées, ébréchées çà et là, comme les créneaux d'une forteresse…» avant de conclure : «Qu'on rêve si l'on peut cet ensemble. » Sacré Hugo, va. Et Esmeralda, qui la retrouvera ?

Par Françoise Dargent

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